27 septembre 2008, Le débarquement de Normandie
A quelques pas de Paris (75), des longues plages chargées d'histoire... celle du débarquement de milliers de soldats étrangers mais aussi français pour libérer la France de l'invasion Allemande... c'était en le 6 juin 1940. La visite se fait dans une atmosphère de recueillements. Nous avons visiter Arromanches, avec son port flottant artificiel, Colleville sur mer, avec son cimetière américain, la pointe du Hoc, avec sa position stratégique, et enfin la célèbre Saint Mère l'eglise, avec son parachutiste. Un week end qui associe culture et dépaysement.
Mais avant la visites, voici une courte page de l'Histoire,...celle du sacrifice de ces hommes et femmes pour sauver une patrie qui n'était pas la leur :
Arromanches les bains :
Arromanche les Bains a connu également son débarquement. Le 6 juin 1940, 3 divisions aéroportés, la 82ème et la 101ème division américaine (58000 soldats) ainsi que la 6ème division britanique (75000 soldats) ont piétiné les plages d’Arromanches. Ils rencontrèrent comme à Omaha Beach une résistance acharné.
Dans cet assaut, 23000 parachutistes et fantassins aéroportés par planeurs ont portés soutient à ceux qui débarquaient (5000 morts).
Après avoir maitriser les positions allemandes dans la soirée, le 9 juin 1944 un port artificiel fut installé, répondant au nom de code "Mulberry". Ce dernier a permit de débarquer 9000 tonnes de matériel par jour.
Surnommé également "Port Winston" en l'honneur de Winston Churchill, c’était une sorte de digue composée de 230 caissons en béton armé dont la plupart étaient surmontés d'une batterie anti-aérienne. Remorqués depuis l'Angleterre, les caissons baptisés "Phoenix" étaient coulés afin de reposer sur le fond sableux de Gold Beach.
Ces caissons pouvaient mesurer jusqu’à 20 m. de haut et 70 m. de large.
Assemblés, ils formaient des jetées délimitant un port artificiel comprenant des pontons reliés à la terre par de véritables chaussées flottantes. Ce port joua un rôle décisif en fournissant des moyens colossaux et permettant ainsi la progression rapide des troupes alliés en France.
Le 12 juin 1944 plus de 300 000 soldats et 54 000 véhicules militaires y ont débarqués ainsi que 104 000 tonnes de ravitaillement. Après 3 mois de fonctionnement c’était 2,5 millions d'hommes, 500 000 véhicules, et 4 millions de tonnes de matériel.
Collevilles sur Mer :
Le cimetière américain de Colleville est d’une superficie de 70 hectares, et fait de lui, l’un des 14 cimetières américains de la seconde guerre mondiale basé à l'étranger. Ce magnifique cimetière nous rempli d’émotion et nous faire revivre ce terrible débarquement qui couta la vie à de nombreux soldats américains dont le seul but était de nous délivrer de l’occupation allemande.
On y trouve un jardin, nommé le jardin des disparus ou est gravé 1553 noms et les dix carrés de tombes qui contiennent 307 soldats dont les restes n’ont pu être identifiés.
Ce cimetière inspire le respect et le calme, malgré tout une belle balade ou le silence est de rigueur afin d’honorer ces héros, 9387 soldats.
On peut y voir deux tombes, celles de deux frères de la famille Niland, Robert et Preston.
Les frères Niland sont quatre frères américains servant tous dans l'armée américaine durant la Seconde Guerre mondiale, le sergent Frederick Niland, 501e régiment parachutiste d'infanterie de la 101ème division aéroportée, le sergent Robert Niland, compagnie D, 505e régiment parachutiste d'infanterie de la 82e division (tué le 6 juin 1944 en Normandie), le Lieutenant Preston Niland, 22e régiment d'infanterie américaine de la 4e division d'infanterie (tué le 7 juin 1944 en Normandie) et le sergent Sergeant Edward Niland, pilote de l'United States Army Air Forces.
Sur les quatre, deux survécurent mais on pensa un moment qu'un seul, Frederick Niland, avait survécu. Frederick fut alors retiré du front de Normandie et renvoyé aux États-Unis pour terminer sa période militaire. Il apprit seulement après la guerre que son frère Edward, présumé mort, était en fait interné par les Japonais dans un camp de prisonnier en Birmanie.
Un film de Steven Spielberg, Il faut sauver le soldat Ryan, s'inspire de cette histoire.
L’histoire du 6 juin 1944 :
Le 16ème régiment de la 1ère division d'Infanterie américaine et le 116ème régiment de la 29ème division d'infanterie américaine débarque à Colleville sur Mer nommé en partie Omaha Beach, qui s’étend jusqu’aux plages de Vierville sur mer. Ces unités son sous le commandement du général de division Leonard T. Gerow, commandant le 5ème corps d'armée américain, et du général Omar N. Bradley, commandant la 1ère armée américaine.
La veille du débarquement des bombardements ont durées toutes la nuit (13 000 bombes) afin de détruire un maximum de position allemande. Mais à cause du mauvais temps les cibles d’Omaha Beach ne furent pas un grand succès. Malheureusement les pertes ennemies sont légères et la fumé des bombardements gênent les manoeuvres de débarquement, mais à ce moment là les alliés pensent avoir réussi à neutraliser les troupes ennemies.
Il est 06h36 et 1 450 soldats s'apprêtent à débarquer sur notre plage à l’aide de barges. En face d’eux 500mètres de plage découverte laissant apparaitre les champs de mines et les croisillons anti-char.
A peine débarqués, les positions allemandes ouvrent le feu et l’enfer commence. Aucun moyen de répliquer, les soldats américains tombent un par un en quelques minutes. La perte humaine est colossale, seul 10% d’entre-eux arriverons à gagner le bout de la plage pour se mettre à l’abri. Seuls, ces soldats n’ont aucun soutient de chars amphibies, qui coulent en pleine mer à cause de la forte houle.
Ainsi face à eux se trouve la 352ème division d’infanterie allemande disposées sur 17 point de défense dont 8 infranchissables.
Les soldats accroupis et dissimulés derrière des plots anti-char ou derrière des mottes de terre, voient la marée monter et charrier divers matériels et d’innombrable corps. Beaucoup de blessés couchés sur le sable mourront noyés dans d’atroce souffrance. Bien que perdu et dispersé, les soldats s’organisent et constituent des petits groupes.
Les mortiers et les canons font explosé les engins terrestres, les snipers visent les meneurs de troupe... tout semble perdu, condamné à mourir dans cet univers chaotique.
Vers 9h30, les alliés commencent à avoir le dessus et une percé se fait près du Port-en-Bessin. Des soldats continuent de débarquer sur la plage.
Vers 10h00, un unité de 200 hommes se forme en mélangeant des soldats du 1er, 2ème et 3ème bataillons du 16ème régiment de la 1ère division d'infanterie et progresse lentement vers les blockhaus.
Aucun renfort allemand n’est prévu suite à de manque d’information auprès des généraux du IIIème Reich, et les soldats allemands commencent à être débordé et ont du mal à identifier les soldats américains vivants parmi les corps inanimés sur la plage.
Inquiet d’une défaite Le Major General Clarence Huebner, commandant la 1ère division d'infanterie, demande à l'artillerie navale d'appuyer au plus près les fantassins.
Vers 11h00, les percées se multiplient et des centaines de soldats se ruent à l'assaut des positions allemandes, qui sont petit à petit neutralisé. Le vacarme assourdissant cesse et des sorties sont créer pour les véhicules, 6 au total sur 16 de prévus.
Elles auraient du être ouverte en 27 minutes, il aura fallut en réalité presque 5 heures.
En fin d'après-midi, la plage est sous contrôle, malgré des tireurs embusqués allemands.
Puis en début de soirée, la route côtière reliant Vierville-sur-Mer, Saint-Laurent-sur-Mer et Colleville-sur-Mer est contrôlé par différents groupes américains, notamment des 115ème et 116ème régiments de la 1ère division d'infanterie.
Ainsi, près de 30 000 hommes et femmes ont débarqués sur Omaha Beach. 3 000 soldats américains ont perdu la vie, ont été blessé, sont portés disparus ou ont été fait prisonnier, dont le fils du président, Theodore Junior Roosevelt (tué au combat).
La pointe du Hoc :
Situé entre les plages de Utah Beach et Omaha Beach, elle fût le théâtre d'une partie de l'opération Overlord. Réputé comme stratégique et imprenable, c’était un poste avancé allemand pour surveiller la Manche, munis de plusieurs blockhaus munis de canon à gros calibre.
Poste avancé pour pilonner les navires alliés et les plages du débarquement, il était vital pour la réussite de cette opérations que les pièces d'artilleries soient mises hors-services le plus rapidement possible. La pointe du Hoc surplombe une falaise d’une trentaine de mètre une petite plage de galet d’environ 10m.
Le 6 juin 1944 à 5h50, 19 bombardiers Martin B-26 Marauder de la 9ème Air Force ont largué des bombes sur ce site afin de neutraliser la position allemande composé de 125 fantassins et 80 artilleurs. Les bombardiers étaient assistés de 3 navires, le USS Texas, USS Satterlee et le HMS Talybont. Puis à 04h30, 14 canots équipant 225 soldats du 2ème bataillon de Rangers US sont mis à l’eau. A 6h30, les alliés débarquèrent avec des pertes et à 2 kilomètres de la pointe à cause du courant et de la houle.
A 7h10, ils atteignirent la plage, les soldats s’organisent en 3 compagnies pour attaquer la pointe sur différents front. Pendant ce temps les soldats d’Omaha Beach et d’Utah Beach débarquèrent, le retard de cette mission a couté de lourde de perte pour les alliés se trouvant sur les plages.
Munis d’échelles de 33 mètres venant des sapeurs pompiers de Londres et de cordes, ils escaladèrent la falaise et prirent les bunkers allemands.
Les troupes du Lieutenant Colonel Rudder subirent de lourde perte, mais dans l’après midi la mission était accompli et recevait quelques renforts du 5 bataillon de Rangers qui avait débarqué d’Omaha Beach. Cependant dans la nuit ils subirent de nombreuses attaques et restait plus qu’une centaine de soldats.
Dans l’après midi du 7 juin 1944, le renfort supplémentaire du 5e bataillon de Rangers, du 116e d’infanterie et des chars du 743e bataillon permirent de repousser les allemands et libérer le village de Saint Pierre du Mont.
Sur les 225 Rangers qui débarquèrent ce jour là, 135, au 8 juin 1944, furent tués. Le lieutenant-colonel James Earl Rudder lui même fut blessé par deux fois durant cette opération.
En janvier 1979, la France a légué la Pointe du Hoc aux États-Unis.
James Earl Rudder était réserviste, professeur en faculté et entraineur de football, lorsqu'il fut rappelé au service actif, en 1941. Il prit le commandement du 2éme bataillon de Rangers, en 1942, et le mena lors de l'assaut de la Pointe du Hoc. Lors de la bataille des Ardennes, il commanda le 109e Régiment de la 28e Div. Colonel en 1945, il fut par la suite officier de réserve, atteignant le grade de général de division. En 1967, le président Johnson lui octroya la "Distinguished Service Medal", la plus prestigieuse médaille militaire en temps de paix.
Les Moulins :
Plages de Omaha.
Sainte Mère l'Eglise :
Le 6 juin 1944, le parachutage des forces alliées, américaines, 14 000 hommes de la 82ème division aéroportée US lors de l'Opération Overlord. La prise de contrôle de la ville est dévolue à la 82e division aéroportée. En pratique, de nombreux parachutistes de la 101ème division
aéroportée participèrent également à la prise de la ville, du fait d'erreurs de largage.
Le soldat John Steele est devenu célèbre pour être resté accroché au clocher de l'église. Cependant l'histoire raconte quand réalité deux parachutistes étaient accrochés au clocher à l'église, non pas côté place mais derrière.
« Au petit matin du 6 juin 1944, tandis que les soldats John Steele et Ken Russel pendent accrochés à leurs parachutes, coincés sur le clochés de l’Eglise de Sainte-Mère-Eglise, Sergeant John Ray réussit à atterrir sur la place en contrebas avant d’être touché par un soldat allemand qui s’apprête à viser Steele et Russel. Avant de succomber, il parvient à tuer son agresseur, sauvant ainsi la vie de ses camarades. »
En réalité John Ray était grièvement blessé et mourut le lendemain. John Steele est le seul soldat ayant survécut à cette guerre parmi ces camarades.